Les livres et les vieux papiers

Le livre, du manuscrit au livre numérique dématérialisé, en passant par toutes les techniques de l’imprimerie, à déjà une très longue histoire de près de cinq millénaires ! L’écriture a été mise au point très progressivement, entre 9000 et 4000 ans avant JC. Utilisant d’abord des pictogrammes puis des idéogrammes, des signe phonétiques et enfin des lettres, l’homme a cherché à conserver des notions, parfois très abstraites. Les premières tablettes, en bois, remontent à l’an 2800 avant JC. On a utilisé ensuite toutes sortes de support: la pierre, l’agile (sumériens), la cire, l’ardoise, l’ivoire, le papyrus (Egypte), le parchemin (peau d’animal), le tapas (feutre végétal) et enfin le papier. Mis au point par les chinois et les japonais, le papier végétal est amélioré par les arabes qui introduisent du chiffon dans la pâte au  cours du premier millénaire de notre ère. Mais ce n’est qu’au tout début du second millénaire que le papier arrive en Europe, avec  l’installation en Espagne vers 1150 de la toute première fabrique.

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Vers 1440 à Strasbourg, Johannes Gutenberg met au point les caractères métalliques mobiles, donnant ainsi naissance à l’imprimerie. Il publie à Mayence en 1454 sa première Bible, dite B42 du fait qu’elle comporte 42 lignes par page. Tirée à 180 exemplaires, il reste aujourd’hui 48 , dont un est conservé à la Bibliothèque de Colmar.
Les ouvrages imprimés par Gutenberg et ses associés et publiés avant le 1er janvier 1501 sont qualifiés d’incunables, très recherchés par les bibliophiles, et peuvent atteindre des prix très élevés dans les salles de ventes.

La fabrication du papier, de plus en plus active et généralisée en Europe dans les «moulins à papiers» n’empêche pas un usage encore fréquent du parchemin, et ce jusqu’au début du XIXème siècle. Le parchemin, peau de chèvre, de mouton ou d’agneau,  est un support revenant cher, d’où son réemploie en grattant ou lavant l’encre. Un parchemin ainsi réutilisé se nomme un palimpseste.
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Le parchemin le plus prisé, et donc le plus cher, est celui fabriqué à partir d’un tout jeune agneau, parchemin appelé vélin, venant du mot vélot désignant un veau mort-né. Documents fiscaux, actes notariés, diplômes divers, les vieux papiers font le bonheur des historiens et des collectionneurs qui! aiment à décrypter ces anciennes écritures et à comprendre les signatures sous forme de sceaux plaqués ou appendus au bas des parchemins. Ajoutons, pour comprendre l’engouement que représente toute cette «paperasse», que certains sont friands de cachets postaux, de filigranes, de timbres, d’autographes célèbres, d’ex-libris, de cartes postales racontant la vue des tranchées  …sans parler de ces magnifiques reliures demi-chagrin ou pleine peau avec dos à nerfs et titre à l’or fin.


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