Permaculture au Girmont-Val d’Ajol

Ayant rédigé un petit article sur cette association et ses projets de permaculture dans un petit village de montagne du sud des Vosges, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette belle expérience. L’article est paru dernièrement dans l’hebdomadaire « L’Echo des Vosges ».

Une figue dans le Poirier

Ce nom original a été pensé en 2015 par les porteurs du projet, à l’époque nancéens. Validé comme titre officiel de l’association créée en octobre 2015 au greffe de la Préfecture de Meurthe-et-Moselle, avec un objet explicité que voici : « la création d’un jardin à vocation environnementale, culturelle, scientifique, philosophique, artistique et pédagogique; dans cette optique, l’association s’emploie à permettre à tous de (re)découvrir des méthodes actuelles et/ou traditionnelles de la culture des sols, par l’étude, l’apprentissage, l’échange et l’expérimentation technique et ludique ; le grand public pourra tendre vers une meilleure compréhension du monde environnant et de lui-même. »

Le site de près de deux hectares a été trouvé à 650 mètres d’altitude, au Girmont-Val d’Ajol, lieu-dit Girmont-d’Amont, petite commune de montagne accueillante et vivante aux confins de la Lorraine et de la Franche-Comté.

Poirier

Les porteurs du projet

Marjolaine et Lilian avaient ce projet en tête depuis plus de huit années, Ils l’ont laissé mûrir et se transformer au gré de l’acquisition des connaissances et des rencontres. Lilian est jardinier-permaculteur diplômé de l’EHP de Roville-aux-Chênes et formé en permaculture et systèmes de culture régénératifs. Mais il a aussi d’autres cordes à son arc en tant qu’artiste-plasticien et, à ce titre, pratique tous les médiums en fonction de son projet artistique. C’est lui qui a en charge la partie technique et logistique du projet qui consiste en la création d’un jardin-forêt permacole, c’est à dire d’un lieu pouvant couvrir tous les besoins en nourriture, eau, bois de chauffage, outils, habitat. C’est un lieu familial et également un lieu social incluant les besoins culturels et esthétiques. Les premières plantations ont eu lieu en novembre 2015 et ont été suivies suivi d’un emménagement dans les bâtiments en décembre. Sa compagne Marjolaine est géohistorienne et médiatrice culturelle (Master d’Histoire). Elle a en charge toute la partie projet et communication et elle excelle dans son domaine. Toute une équipe de bénévoles actifs vient compléter le dispositif.

Figue

Parrainez un arbre fruitier                           

Pour donner naissance à la forêt-comestible, La Figue dans le Poirier propose au public de parrainer un arbre fruitier ou d‘ornement. La méthode est simple et originale grâce à un site internet particulièrement attractif (www.unefiguedanslepoirier.fr). Et c’est ainsi que près d’une cinquantaine de variétés sont proposées. Pour des prix modiques débutant à 5 € l’association vous propose des arbrisseaux tels que le cassis (Ribes nigrum) ou un groseillier ( Ribes rugrum). Ces prix peuvent grimper jusqu’à 80 € pour le grand Cyprès (Taxodium distuchum ou Cyprès de Louisiane), le plus cher de la série (un seul exemplaire disponible). Le parrain propose alors son nom (ou celui d’une personne qu’on veut honorer) et un certificat de parrainage lui est adressé. On pourra alors aller voir grandir « son » arbre, qui portera son prénom, dans ce jardin-forêt du Girmont-Val d’Ajol.

Figue2

Un festival « Macrocosmos » cet été

La première édition du Festival Macrocosmos aura lieu le weekend du 30 juin, 1er et 2 juillet 2017. Cette manifestation, qui va fédérer trois associations locales, aura comme thème « Les enfants et la nature ». Un programme détaillé, avec des intervenants de renom, est disponible sur le site de l’association. Cerise sur le gâteau, ce vendredi là coïncidera avec le premier « Marché Nocturne d’Eté» du Girmont-Val d’Ajol. Pour financer ce festival, l’association a fait appel à la plate-forme de financement participatif de la NEF (coopérative financière éthique) nommée Zeste. Faites donc un Zeste pour l’environnement en apportant votre écot aux projets de l’association. A partir de dix euros de don vous recevez une compensation. Mais là il faudra faire vite car cette campagne s’achève le vendredi 31 mars !

Pour appréhender les multiples compétences et projets développés en ce lieu de vie et d’échange de la montagne vosgienne quoi de mieux, et de plus simple, que de se rendre sur place (de mai à octobre, du vendredi au dimanche, matin et après-midi) en profitant également d’un des nombreux concerts organisés par l’association (concerts non agressifs où l’on peut emmener les enfants).


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