Les anciens habitants de Bonnay (Doubs)

L’existence de Bonnay est attestée à l’époque gallo-romaine, l’église est mentionnée en 967, elle regroupe les paroisses de Devecey et Châtillon le Duc. Le chapitre métropolitain de Besançon s’y implante au IXème siècle et y demeure jusqu’à la révolution. Une famille de Bonnay fait construire le château primitif qui sera remplacé par un plus important aux XVIème et XVIIIème siècles. Le dernier château est construit par la famille Boucher qui acquiert la seigneurie de Bonnay en 1707 en se reconnaissant vassale du chapitre de Besançon. Depuis la Révolution jusqu’en 1970, il fut la propriété de la famille de Buyer. En 1740, les habitants sont affranchis de la mainmorte. Châtillon le duc est séparé de Bonnay en 1623 et Devecey au début du XIXème siècle. A la révolution, Bonnay compte 600 habitants, il est chef-lieu de canton. Source : Racines Comtoises voir ici ===>>>

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Le château: de Bonnay

Le château est reconstruit en 1712 sur les ruines d’une maison forte pré-existante. Du jardin « à la française » d’origine, le parc est transformé en jardin « à l’anglaise » en 1827.

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Le 24 janvier 1718 les habitants et manants de Bonnay se réunissent sur la place publique devant la mairie de Bonnay.

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L’intérêt du document original en notre possession réside dans le fait que c’est plus des deux tiers des habitants et manants de Bonnay qui se retrouvent ainsi rassemblés et qui sont nommés. D’un commun accord ils vendent une bien communal, ceci afin de rembourser les dettes contractées pour se défendre contre les injustes procès qui leurs auraient été suscités par les communautés de Merey (Merey-Vieilley) et de Devecey au sujet de la propriété de leurs bois.

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Mairie de Bonnay (http://bonnay.fr/index.php)

Pour pouvoir conserver leurs bois (forêts)  sans lesquels lad(ite) communautté ne pouroit subsister, ils vendent un petit bien. Ce terrain est constitué par un petit canton de leurs franc communeauté qui leurs ont toujours esté innutiles par petite extandeüe, n’ayand de longeur et de largeur qu’environ vingt cinq pieds (= un peu plus de 8 mètres), entourés de trois cotté par des chemins et de l’autre cotté touchant la place à fumier appartenant à Jeanne GAUTHEROT femme du sieur VEJUS.

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Cette vente avait été annoncées par publication et affichage par trois dimanches consécutifs. Ce bien est donc mis aux enchères sur la place publique et le dernier enchérisseur, pour la somme de 35 livres monnoye du Royaume, en bonnes espèces sonnantes, est le sieur François VEJUS, versée de suite, en présence du notaire royal de Bonnay Gabriel DOROZ et des témoins. Gabriel DOROZ fut notaire à Bonnay au moins de 1812 à 1835

Pour l’histoire de Bonnay voir ici ===>>>

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Mais revenons-en aux habitants (bourgeois et manants) cités dans notre documents et qui constituent plus de deux tiers des habitants:

D’abord les échevins: Jean Baptiste COLARD et Jean Claude GAUTHIER

Puis les Commis:  Claude BARBIER, Etienne LOIGETOT et Claude et Etienne VINET

Et enfin le reste de la population présente: Claude MARQUISET, Jean Baptiste GAUTHEROT, François GAUTHEROT, Jean et Jacques VEGNIER, Jacques PETITPERRIN, Jean Baptiste COLARD-MOUGEY, Jacques MARQUISET, Claude PETITPERRIN, Claude François MARQUISET, Jean Claude BETANS, Humbert GAZILLARD, Pierre POURET, Pierre NICOLIER, Pierre PETITPERRIN, Nicolas COLARD le vieil, Nicolas COLARD-MARTIN, Jean Baptiste BILLOT, Pierre et Jean COLARD-MARTIN frères, Pierre LUSIGNOT, Jean François, Pierre et Jean MOUGNIARD  frères, le sieur Charles FOURNIER, Lazare et Claude François COLARD frères, Claude GAUTHEROT, Jacques GUILLON, Jean Claude MARQUISET, les veuves Claude et Nicolas GOUNIOT, Nicolas COLARD le jeune, Bonaventure MOISE, Antoine TISSOT, Claude Etienne GAUTHEROT, Jean François GAUTHEROT, la veuve Nicolas GOUNIOT, Nicolas COLARD le jeune, Bonaventure MERISET, Antoine TISSOT, Claude Etienne GAUTHEROT, Jean François GAUTHEROT, la veuve Nicolas VUILLEMENOT, Marie MOUGEY, Claude COLARD dit MARTIN.

L’acte, qui comporte 7 pages manuscrites, a été enregistré le 05 février 1718 et pour cela le notaire royal en a perçu 15 sols.

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Signature avec paraphe du notaire royal DOROZ

 

 

 


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