L’ENA, Maison de Correction

L’Ecole Nationale d’Administration de Strasbourg

Créée en 1945 l’École Nationale d’Administration est implantée dans les murs de l’Hôtel de La Meilleraye (56 rue des Saints Pères à Paris). A partir de 1978 c’est l’hôtel de Feydeau de Brou (13 rue de l’Université à Paris) qui accueillera cette école prestigieuse, et ce jusqu’en 1993 date du déménagement de l’ENA à Strasbourg. En fait « La délocalisation qui doit pourtant être effective dès 1993, n’est que partielle. Pendant treize ans, l’école est coupée en deux, les élèves suivant seulement la moitié de leur scolarité à Strasbourg. Ce n’est qu’en octobre 2003, que M. Jean-Paul DelevoyeJ, ministre de la Fonction Publique, met un terme à cette mesure d’apaisement : les élèves français et étrangers des autres cycles de formation de l’ENA effectuent désormais l’intégralité de leur scolarité à Strasbourg » (voir Wikipedia).


La Commanderie de St Jean

Le site, qui est d’abord occupé par le couvent de la Trinité, est confié aux Augustin en 1252. En 1371, un banquier fonde la « maison de l’Îsle-Verte » destinée à devenir un ermitage pour des laïques désireux de vivre une vie authentiquement évangélique au cœur de la cité. Il rachète le couvent aux Trinitaires pour le confier aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. L’ensemble était constitué d’une église, une grange, des écuries et divers bâtiments à usage de logements. En 1520 est érigé un petit hôpital pour syphilitiques, dont le bâtiment subsiste encore de nos jours. Du fait de son emplacement stratégique et de la crainte d’une invasion ennemie pendant la guerre de Trente Ans, la Commanderie Saint-Jean et les couvents voisins de Sainte-Marguerite et de l’ordre des chevaliers de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem sont évacués le 16 janvier 1633 et les locaux fermés. En mars 1633, la démolition de la Commanderie est engagée. La majorité du mobilier est spoliée ou vendue. Malgré les efforts des Hospitaliers pour tenter de récupérer leur bien une fois la paix signée, le lieu reste à l’abandon. Il ne subsiste de cette époque que le petit pavillon de l’hôpital de 1547, avec sa façade ornée de fenêtres peintes en trompe-l’oeil. (Wikipedia)


Le Raspelhuss – La Maison de Correction

Devant l’état désastreux des prisons médiévales, la municipalité décide la construction d’une maison de détention et de correction sur les ruines de la Commanderie. Les murs de l’actuelle cafétéria portent les marques des équipes de compagnons chargées de la construction. Une bouteille a ainsi été glissée dans un mur, dans laquelle les compagnons du Devoir avaient laissé leurs signatures. Les pierres des bâtiments anciens ont vraisemblablement été réutilisées, comme en témoignent les appareillages hétérogènes des parois de la bibliothèque contemporaine. Au XVIII siècle, les condamnés sont astreints à râper du bois de gaïac connu pour ses vertus curatives contre la syphilis. La prison Sainte- Marguerite est alors baptisée «Raspelhus» (la maison où l’on râpe) par les Strasbourgeois. Prévue pour contenir 450 détenus, elle n’en compte plus que 250 au XX siècle et abrite également une prison pour femme jusqu’en 1945. Extrait du blog de Philippe Poisson à voir ici ===> et (ouverture dans un nouvel onglet) » href= »http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35420366.html » target= »_blank »>aussi là ===>


Un détenu nommé Gaspard SCHMIDT

Gaspard SCHMITT était né à la fin du XIXème siècle dans la petite commune sundgauvienne de Durmenach (canton d’Altkirch dans le Haut-Rhin). Il était le fils naturel de Barbe SCHMITT. Il fut condamné à un mois de prison le 24 août 1842 pour vagabondage par le Tribunal Correctionnel de Strasbourg. Outre la prison la condamnation comportait également 5 années de surveillance. Mais sans doute n’a-t-il pas respecté cette obligation de surveillance.

Car le 7 février 1843 il fut à nouveau condamné par le même Tribunal à six semaines d’emprisonnement pour « rupture de ban ». Entré dans la Maison de Correction de Strasbourg le 18 février, onze jours après sa condamnation, il en ressortira le 21 mars après avoir purgé sa peine. Le gardien -chef de la Maison de Correction lui fournira alors sont Certificat de Libération et un passeport lui permettant de regagner Durmenach, son village d’origine. Ce document administratif en partie imprimé comporte également le signalement du détenu. On y apprend que Gaspard SCHMITT était journalier de profession, qu’il était né à Durmenach et qu’il était alors âgé de 45 ans. Mesurant 1 mètre 64 il avait les cheveux et les sourcils bruns, un front chauve et les yeux gris. Doté d’un nez court il avait une bouche moyenne, un menton rond, un visage large et le teint frais. Il ne possédait pas de signe particulier.



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