Filigranes 1775-1799

Fl.1776bFl.1776cFl.1776a

Constitution de rente datée de 1776 d’Ancerville (bailliage de Barr-le-Duc, prévôté d’Ancerville, dans la Meuse) par Marie Anne ROBERT veuve de François SOMMEILLIER. Elle vend à Antoine COLLESSON charpentier d’Ancerville et à sa femme Etiennette GODIN, des terres labourables au ban d’Ancerville. Témoins: Jean François DRIVON perruquier et Nicolas DOMLOT vigneron, les deux domiciliés à Ancerville. Cachet de Lorraine et Barr, filigrane avec inscription LORRAINE ET BARR, environ 5,5 cm de côté.


 Lettre datée de Lure du 24 décembre 1792. Le syndic du district de Lure (Haute-Saône) écrit aux citoyens et officiers de Villersexel. Beau filigrane, inscription en rond PRO PATRIA DE CLAY EN COMTE, surmonté d’une couronne. Format environ 10 x 15 cm.

Villersexel7

La papeterie de Glay en Franche Colmté (Doubs) fut construite en 1663. Voici ce qu’en dit le site de Jacqueline & Maurice HIEN à voir ici===>>>

« LES PAPETERIES DU PAYS DE MONTBELIARD

Glay  1663 – 1847.

A Proximité de la frontière Suisse, la papeterie de Glay est la plus éloignée. Elle va bénéficier des eaux claires de la Doue qui se joignent au centre du village à celles de la Creuse, elles donneront naissance au Gland. Ce ruisseau fera tourner de nombreux moulins dans la vallée qui porte son nom. Etienne Ponnier, procureur fiscal à Héricourt, et Sébastien Kloepfel économe de la cour à Montbéliard, bâtiront cette papeterie sur l’emplacement d’un ancien moulin du prieuré de Dannemarie, détruit pendant la guerre de 30 ans, avec la permission du Prince.

En  novembre 1687, la papeterie est vendue à un marchand de Porrentruy  (Suisse) Claude Genin. La fabrication continue toujours sous la direction de Acoyer  jusqu’à son décès en 1700, son fils Jean Pierre lui succèdera. Après le décès de Genin, sa veuve Jeannette Pelletier cédera la papeterie à Léopold de Wurtemberg en 1713. Celui-ci en fit don à ses enfants illégitimes les Espérances-Colligny.

Acoyer Jean Pierre resta maître papetier encore un certain temps mais, vers 1760, la papeterie passa entre les mains de J.P.Juillerat de nationalité suisse et c’est L. Souler qui dirigea la fabrication. Deux autres maîtres papetiers succèderont à Souler, Jakob Schanp vers 1769 et Conrad Fenninger.

En 1771, Charles Monnier rachète la papeterie avec comme maître papetier Charles Molitor. Entre  1776 et 1782, Charles Molitor en deviendra propriétaire. Elle fut la proie des flammes le 6 juin 1782, elle fut vite reconstruite. Dans cet incendie, la fille du propriétaire Catherine âgée de 15 ans trouva la mort.

Secondé par ses fils Charles, Théodore, Ch. Molitor compétent et actif, la papeterie connaît une ère de prospérité, filigranes que l’on retrouve un peu partout dès la fin du 18ème siècle et début du 19ème, notamment aux archives départementales du Doubs et Territoire de Belfort, les archives municipales, registres  paroissiaux, mairies etc. Un rapport d’intendance (A.D.D. C.136), de l’époque de Molitor  l’importance de cette papeterie (qui a 6 piles). Le papier fabriqué est surtout » à écrire » on en produit 4000 rames annuellement, partant pour Paris, Strasbourg, Besançon et besoins locaux. A part  la papeterie de Meslières, (qui a 9 piles) c’est la plus importante de nos papeteries, elle battra le record de durée 184 années.

La papeterie, passera le 10 avril 1812, entre les mains des frères Leconte, Louis Christophe et Georges Frédéric, de Montbéliard pour la somme de 145461 francs, monnaie de l’Empire. Pour cette somme sont compris les bâtiments, le matériel, et plus de 20 hectares de jardins, forets. Molitor avait de sérieuses difficultés de trésorerie, il devait comparaître devant la Cour d’Appel de Besançon la vente des biens, a mis fin à son procès. Il devait beaucoup d’argent à Leconte père.

Le papier fabriqué connut un grand succès au moment de la révolution grâce aux  filigranes républicains adopté par un fabricant astucieux. Les frères Leconte continuèrent sur cette lancée avec le même personnel, y compris la famille Molitor. Georges étant décédé en 1814, Louis Christophe Leconte resta seul propriétaire jusqu’en 1831, date à laquelle il fit don ses deux papeteries  Glay et Meslières à ses enfants, Edouard, Eugène et à sa fille épouse d’Alexandre Lalance.

Après l’achat de la papeterie de Meslières, en 1823, L.C. Leconte jugea préférable d’arrêter la fabrication du papier à Glay. Il y fabriquera seulement la pâte à papier pour  alimenter sa papeterie de Meslières. Eugène Leconte et son beau frère Charles Lalance, restés seuls propriétaires des deux papeteries en 1841, envisagèrent la transformation de l’usine de Glay en tissage et firent les démarches nécessaires.

Le 28 avril 1846, ils vendirent la papeterie au teinturier de la Mangue (Hérimoncourt) J.Mégnin qui y installa en 1848, 20 métiers à tisser le coton, le lin, et la laine, sous certaines conditions : surveillance douanière, vu la proximité de la Suisse, ce qui créa bien des difficultés. Ce tissage fut vendu en 1858, par le fils Mégnin, à F. Quiquerez de Grandfontaine (Suisse) pour y établir un moulin à blé et martinet, (l’acte spécifiait avec la roue hydraulique). Cette ancienne papeterie qui conservera toujours son nom passera entre différentes mains, à savoir : moulin à blé, huilerie, taillerie de pierres pour l’horlogerie, scierie, puis finalement transformée en restaurant par Périat en 1927. »

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